Notre histoire

Il y a des voitures qu'on ne remplace pas.On les garde, et on les fait grandir.

I · Le coup de cœur

Dès qu'on tourne la clé, on sait.

Tout commence par une voiture. Un Audi TT coupé de 2002, quattro, boîte six. Pas la plus récente, pas la plus raisonnable. Mais celle-là, dès qu'on tourne la clé, on sait pourquoi on l'aime.

Le petit sursaut du démarreur, le ralenti qui se pose, les aiguilles qui font leur aller-retour avant de se calmer. Et cette ligne qu'on regarde encore en partant, en se retournant une dernière fois sur le parking.

[À COMPLÉTER : comment tu l'as eue, depuis quand, un souvenir précis avec elle]

II · Le refus

On nous proposait de la transformer.

Un jour, on a envie qu'elle sache faire un peu plus. Le téléphone, la musique, les infos. Et partout, on nous propose la même chose : arracher la façade, coller une tablette sur le tableau de bord, couper des fils. Transformer une voiture qu'on aime en voiture de quelqu'un d'autre.

J'ai regardé les photos de ces intérieurs « modernisés ». Ils étaient sans doute pratiques. Ce n'était plus elle.

Non. Elle est belle comme elle est. Ce qu'il fallait, c'était la comprendre.

III · Les nuits au garage

Alors j'ai ouvert.

Le garage d'abord, tard le soir, quand la maison dort. Puis la console : l'autoradio sorti de son logement, ses câbles posés sur une vieille serviette pour ne rien rayer. Un petit analyseur à quelques euros, un multimètre, un carnet qui se remplit de flèches et de ratures.

L'écran de la radio qui reste rouge et muet. Le code antivol qu'on ne peut même pas taper. On inverse deux fils, on recommence, on éteint la lampe en se disant « demain ». Puis, un soir, elle se déverrouille. Et on comprend enfin comment la radio parle au compteur.

IV · La première lettre

Elle vient de dire quelque chose de nouveau.

Il y a un moment qu'on n'oublie pas. Celui où, sur l'écran d'origine du compteur, là où il n'y avait que le nom de la station, apparaissent les lettres qu'on a choisies. La voiture n'a pas changé. Rien n'a été coupé. Elle vient juste de dire quelque chose de nouveau.

Je suis resté assis un long moment, contact mis, à regarder ces quelques lettres rouges. [À COMPLÉTER : les premiers mots que tu as affichés]

C'est là qu'EyKa est né. Pas dans un bureau, pas avec des investisseurs. Dans un garage, avec une voiture de 2002 et l'envie de bien faire les choses.

V · Et maintenant, toi

Pour celles qu'on dit « anciennes ».

Si tu lis ces lignes, tu as sans doute toi aussi une voiture qu'on dit « ancienne » et que tu trouves parfaite. EyKa, c'est pour elle. Des boîtiers discrets, réversibles, conçus avec soin, qui respectent ce qu'elle est et lui apprennent ce qu'elle n'a jamais su faire. Un jour, on l'espère, elle t'expliquera même elle-même ce qu'elle a.

On construit tout ça en public, étape par étape. Tu es le bienvenu dans le garage.

[À COMPLÉTER : ton prénom] Fondateur d'EyKa ElektroniK,
et propriétaire d'un TT de 2002

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